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Pollution des sols dans le secteur industriel

Temps de lecture : 5 minutes

La pollution des sols dans le secteur industriel

La pollution des sols est fréquemment identifiée dans le secteur industriel, notamment sur les anciens sites d’activité, les ateliers, les usines, les zones de stockage, les dépôts, les friches industrielles et les terrains ayant accueilli des activités polluantes. Elle résulte souvent d’un héritage historique : anciennes pratiques de stockage, rejets, fuites, déchets, cuves enterrées, dépôts de produits ou absence de dispositifs de rétention.

Que signifie la pollution du sol dans le secteur industriel ?

Un sol est considéré comme pollué lorsque des substances étrangères à son état naturel ont été introduites par l’activité humaine, directement ou indirectement. Ces substances peuvent être présentes en surface, sous une dalle béton, dans des remblais, autour d’une cuve, dans les réseaux, sous un ancien atelier ou dans les eaux souterraines.

La pollution peut être ancienne ou récente. Elle peut provenir d’une activité industrielle arrêtée depuis plusieurs décennies, mais aussi d’une exploitation toujours en cours : fuites d’hydrocarbures, stockages sans rétention, caniveaux souillés, produits chimiques, déchets ou ruissellements non maîtrisés.

Le problème devient majeur lorsque le terrain est vendu, réhabilité, transformé ou affecté à un usage plus sensible, par exemple logements, bureaux, école, commerce, jardin ou établissement recevant du public.

Pollution des sols dans le secteur industriel

Pollution des sols dans le secteur industriel

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    Pourquoi les anciennes activités industrielles ont-elles laissé des pollutions ?

    Pendant de nombreuses années, les exigences environnementales étaient moins strictes qu’aujourd’hui. Les déchets, huiles, solvants, métaux, produits chimiques ou hydrocarbures étaient parfois stockés sans rétention, rejetés dans des réseaux non adaptés ou abandonnés sur site après cessation d’activité.

    Certaines industries ont également utilisé des procédés aujourd’hui interdits ou fortement encadrés. Les anciennes installations peuvent encore contenir des polluants : cuves enterrées, canalisations, fosses, transformateurs, bains de traitement, réseaux, remblais industriels ou anciens dépôts.

    Le coût de traitement de ces pollutions peut être très important, car il s’agit parfois de gérer les conséquences de plusieurs générations d’activités passées.

    Principales sources de pollution des sols industriels

    Les sources de pollution les plus fréquentes sur les sites industriels sont les cuves enterrées, les cuves aériennes, les zones de dépotage, les ateliers mécaniques, les aires de lavage, les stockages de produits, les réseaux d’eaux pluviales ou usées, les fosses, les caniveaux, les séparateurs hydrocarbures, les dépôts de déchets et les remblais.

    Les anciennes activités industrielles ont souvent laissé des sols contaminés par des hydrocarbures, métaux lourds, goudrons, solvants, huiles, HAP, BTEX, COV, PCB, cyanures ou autres substances liées aux procédés utilisés.

    Les sites militaires, terrains d’entraînement, anciennes zones de stockage ou sites de production spécifique peuvent également présenter des contaminations particulières, parfois difficiles à traiter.

    Quels contaminants peut-on retrouver dans les sols industriels ?

    L’éventail des contaminants est très large. Les sols industriels peuvent contenir des métaux lourds, hydrocarbures, solvants chlorés, composés organiques volatils, HAP, BTEX, PCB, pesticides, goudrons, substances radioactives, agents biologiques ou déchets divers.

    Chaque activité possède ses propres marqueurs de pollution. Un garage ne présente pas les mêmes risques qu’un pressing, une imprimerie, une ancienne usine métallurgique, un site de traitement de surface, une décharge, une station-service ou une entreprise de transport.

    C’est pourquoi le programme d’analyses doit être adapté à l’historique du site et aux sources potentielles identifiées lors de l’étude documentaire et de la visite.

    Peut-on dépolluer tous les anciens sites industriels ?

    De nombreuses techniques existent pour réduire les risques liés à la pollution des sols : excavation des terres polluées, traitement hors site, traitement sur site, confinement, ventilation des gaz du sol, pompage-traitement des eaux, bioremédiation, phytoremédiation ou suppression des sources.

    Toutefois, il n’est pas toujours possible ou nécessaire de supprimer toute trace de pollution. La gestion dépend du risque réel, de l’usage futur, des voies de transfert, des récepteurs exposés et du coût des mesures de traitement.

    La question centrale est donc de déterminer le niveau de risque acceptable au regard de l’usage envisagé du site.

    Quels sont les moteurs de la dépollution des sols ?

    Les deux principaux moteurs de la dépollution des sols sont la protection de la santé humaine et la protection des eaux souterraines ou superficielles.

    Un troisième enjeu concerne la production agricole, la qualité des sols cultivables, la sécurité alimentaire et la protection des végétaux.

    Un sol pollué peut être compatible avec un usage industriel, mais incompatible avec un usage résidentiel, scolaire, potager ou sensible. La dépollution doit donc toujours être évaluée en fonction de l’usage réel ou futur du terrain.

    Comment les sites à dépolluer sont-ils sélectionnés ?

    La sélection des sites à traiter dépend de plusieurs facteurs : risques sanitaires, risques pour les eaux, projet d’aménagement, valeur foncière, responsabilité identifiée, financement disponible et pression urbanistique.

    Dans les grandes villes au passé industriel, de nombreux sites situés dans des zones à forte valeur économique ont déjà été étudiés, dépollués, confinés ou réhabilités.

    En revanche, des terrains moins attractifs économiquement peuvent rester longtemps sans traitement, faute de porteur de projet ou de financement suffisant.

    Pollution agricole et accumulation dans les sols

    La pollution des sols ne concerne pas uniquement l’industrie. L’agriculture peut également contribuer à l’accumulation de polluants dans les sols, notamment par les engrais, pesticides, fongicides, boues, amendements ou produits phytosanitaires.

    Deux métaux sont souvent cités dans ce contexte : le cadmium et le cuivre. Le cadmium peut être présent comme impureté dans certains engrais phosphatés. Le cuivre a été utilisé historiquement comme agent antifongique, notamment dans les régions viticoles.

    Une fois accumulés dans les sols, certains métaux sont très difficiles à éliminer. Leur présence doit donc être surveillée lorsque les terrains sont destinés à la culture, au maraîchage ou à des usages sensibles.

    Pesticides et pollution persistante des sols

    Certains pesticides interdits depuis longtemps peuvent encore être présents dans les sols. Les pesticides organochlorés, par exemple, sont connus pour leur persistance dans l’environnement.

    Les produits actuels peuvent également avoir des effets sur le biote du sol, même si ces effets sont parfois moins visibles que les pollutions industrielles classiques.

    Les impacts potentiels concernent les micro-organismes, les vers de terre, la fertilité du sol, les eaux souterraines et les cultures.

    Pollution des sols et biodiversité

    La pollution des sols peut affecter la biodiversité souterraine : bactéries, champignons, microfaune, vers de terre et organismes participant au fonctionnement naturel du sol.

    Ces organismes jouent un rôle essentiel dans la fertilité, la dégradation de la matière organique, la structure du sol et les cycles naturels.

    La dépollution peut elle-même devoir être conduite avec prudence, car certaines friches abandonnées depuis longtemps sont devenues des réservoirs de biodiversité. Le projet doit donc concilier gestion du risque, protection de la santé et préservation des milieux.

    Pollutions atmosphériques et retombées sur les sols

    Les sols peuvent également être contaminés par des retombées atmosphériques. Des émissions industrielles, poussières métalliques, fumées, particules ou polluants transportés par l’air peuvent se déposer sur les terrains, parfois très loin de leur source.

    Ce phénomène explique que certaines contaminations soient présentes dans des zones éloignées des activités industrielles directes, y compris dans des milieux naturels ou des régions très reculées.

    Pollution radioactive et anciens ateliers spécialisés

    Certaines pollutions radioactives peuvent être sous-estimées, notamment lorsqu’elles sont liées à d’anciens ateliers spécialisés, à des activités horlogères, à des produits luminescents ou à des manipulations anciennes de substances radioactives.

    Ces situations restent particulières, mais elles montrent l’importance d’une étude historique précise avant de conclure sur les polluants à rechercher.

    Quels progrès attendre pour l’avenir ?

    La meilleure stratégie reste la prévention. Il est toujours plus efficace et moins coûteux d’empêcher une pollution que de la traiter après plusieurs années ou décennies.

    Les progrès passent par la réduction des rejets, la limitation des plastiques, la bonne gestion des déchets, le contrôle des stockages, l’entretien des cuves, la surveillance des réseaux, la traçabilité des produits et la responsabilisation des exploitants.

    L’implication des citoyens, des collectivités, des industriels et des propriétaires est également essentielle pour éviter que de nouvelles pollutions soient transmises aux générations futures.

    Diagnostic pollution des sols dans le secteur industriel

    Le diagnostic pollution des sols permet d’identifier les sources potentielles de pollution dans le secteur industriel : anciennes cuves, ateliers, zones de stockage, postes de dépotage, fosses, caniveaux, réseaux, remblais, déchets, transformateurs ou sols souillés.

    Il comprend généralement une étude documentaire, une visite du site, l’identification des zones à risque, des sondages, des prélèvements et des analyses en laboratoire.

    Cette démarche permet de déterminer si les sols sont impactés, d’évaluer les risques, d’anticiper les coûts de gestion et de sécuriser une vente, une location, un projet immobilier, une réhabilitation ou un changement d’usage.

    ALCOR réalise les diagnostics pollution des sols industriels

    ALCOR réalise des diagnostics pollution des sols pour les sites industriels, friches, anciens ateliers, garages, stations-service, terrains à bâtir, bâtiments d’activité, entrepôts, zones de stockage, sites agricoles ou commerciaux présentant un risque environnemental.