Pollution environnementale : sols et eaux, sommes-nous sur la bonne voie ?
La pollution environnementale ne concerne pas uniquement le climat. Les sols, les eaux souterraines, les eaux superficielles, l’air, les déchets industriels, les métaux lourds, les plastiques et les substances chimiques constituent également des enjeux majeurs pour la santé humaine et les écosystèmes.
Pollution des sols, de l’eau et de l’air : des progrès mais encore de nombreux risques
Dans de nombreux pays occidentaux, la qualité de l’eau et de l’air s’est améliorée grâce au traitement des eaux usées, à la réduction de certaines émissions industrielles, à la limitation de certains combustibles polluants et au renforcement des réglementations environnementales.
Cependant, ces progrès ne doivent pas masquer les pollutions persistantes. Les sols conservent parfois les traces d’activités anciennes : plomb, hydrocarbures, arsenic, solvants, métaux lourds, déchets industriels, produits de traitement, anciennes peintures, résidus miniers ou produits chimiques divers.
Dans certains pays en développement ou zones industrielles très denses, la pollution de l’air, de l’eau et des sols demeure un problème sanitaire majeur, parfois plus immédiat que d’autres enjeux environnementaux plus médiatisés.
Pollutions environnementales et conséquences sur la santé
Les pollutions environnementales peuvent avoir des effets directs ou indirects sur la santé. Une exposition peut se produire par inhalation d’air pollué, ingestion d’eau contaminée, contact avec des sols pollués, consommation d’aliments issus de terrains contaminés ou présence de polluants dans les poussières domestiques.
Les effets varient selon la substance concernée, la concentration, la durée d’exposition, la sensibilité des personnes et la voie de transfert. Les enfants, femmes enceintes, personnes âgées ou personnes fragiles peuvent être plus sensibles à certains polluants.
Parmi les polluants souvent cités figurent le plomb, l’arsenic, le mercure, les hydrocarbures, les solvants, les particules fines, les pesticides, les microplastiques et certains composés organiques persistants.
Le plomb : un polluant ancien encore présent dans l’environnement
Le plomb est un exemple de polluant ancien dont les effets peuvent encore être observés longtemps après l’arrêt de certains usages. Il a été utilisé dans l’essence, les peintures, certaines canalisations, des procédés industriels et divers produits manufacturés.
Lorsque le plomb est rejeté dans l’air ou déposé au sol, il peut rester présent pendant de longues périodes. Les sols proches d’anciens axes routiers, d’anciennes industries, de bâtiments anciens ou de zones minières peuvent conserver des teneurs élevées.
Ce type de pollution est particulièrement préoccupant pour les jeunes enfants, notamment en cas d’ingestion de poussières ou de terre contaminée.
Plomb, anciennes peintures et poussières
Les anciennes peintures au plomb ont constitué une source importante d’exposition, notamment dans les bâtiments anciens. Les risques apparaissent particulièrement lors de travaux de décapage, ponçage, rénovation ou démolition sans protection adaptée.
Les poussières générées peuvent être inhalées ou ingérées, puis contaminer les sols à proximité des bâtiments. La pollution ne concerne donc pas uniquement l’intérieur des logements, mais peut également atteindre les terrains extérieurs.
Plomb et anciens sites miniers
Les activités minières et métallurgiques peuvent être à l’origine de pollutions au plomb, mais aussi au zinc, cuivre, arsenic, cadmium ou autres métaux associés aux minerais exploités.
Les résidus miniers, poussières, boues, eaux de ruissellement et anciennes zones de traitement peuvent contaminer les sols, les eaux et parfois les cultures situées à proximité.
Pollution du sol et polluants
L’arsenic : un polluant naturel ou industriel à surveiller
L’arsenic peut être d’origine naturelle dans certains sols, mais il peut aussi provenir d’activités industrielles, minières, de traitements chimiques anciens ou de certains usages agricoles historiques.
Ce polluant est préoccupant car il peut migrer vers les eaux, être absorbé par certains végétaux ou se retrouver dans la chaîne alimentaire selon les conditions du sol et les usages du site.
Dans les diagnostics pollution des sols, l’arsenic fait partie des métaux et métalloïdes fréquemment recherchés lorsque l’historique du site ou le contexte géologique le justifie.
Arsenic, sols et chaîne alimentaire
Certains végétaux peuvent absorber davantage d’arsenic que d’autres selon les conditions de culture, la nature du sol et la qualité de l’eau utilisée.
Cette problématique montre l’importance de connaître la qualité environnementale des sols lorsqu’ils sont destinés à des cultures, jardins potagers, usages résidentiels ou établissements sensibles.
Mercure, cadmium et autres métaux lourds
Le mercure, le cadmium, le chrome, le nickel, le cuivre, le zinc et d’autres métaux lourds peuvent être rencontrés dans des contextes industriels, miniers, agricoles ou urbains.
Le mercure a été utilisé dans certains procédés anciens, notamment industriels ou artisanaux. Le cadmium peut être présent dans certains rejets industriels, batteries, pigments, déchets ou engrais phosphatés.
Ces polluants ont pour particularité de ne pas disparaître facilement. Une fois présents dans les sols, ils peuvent persister longtemps et nécessiter une gestion spécifique.
Plastiques, microplastiques et phtalates
Les plastiques sont devenus une source majeure de pollution environnementale. Ils se fragmentent progressivement en microplastiques pouvant se retrouver dans les sols, les eaux, les sédiments et la chaîne alimentaire.
Certains plastiques contiennent des additifs, comme les phtalates, susceptibles de poser des questions sanitaires ou environnementales selon les usages, les concentrations et les conditions d’exposition.
La réduction des plastiques inutiles, le tri, le recyclage et la limitation des dépôts sauvages constituent des actions concrètes pour limiter cette pollution durable.
Nouveaux matériaux, technologies et polluants émergents
Le développement des nouvelles technologies, des batteries, panneaux solaires, équipements électroniques et matériaux avancés entraîne l’utilisation croissante de métaux et éléments spécifiques : lithium, cobalt, cadmium, indium, gallium, néodyme, terbium, silicium ou autres terres rares.
Ces matériaux ne sont pas nécessairement problématiques lorsqu’ils sont correctement produits, utilisés, collectés et recyclés. En revanche, leur extraction, leur traitement et leur fin de vie peuvent générer des impacts environnementaux importants si les filières ne sont pas maîtrisées.
La transition énergétique impose donc également de penser la gestion des déchets, le recyclage, la traçabilité des composants et la prévention des pollutions associées.
Produits chimiques et exposition environnementale
De très nombreux produits chimiques sont utilisés dans le monde industriel, agricole, médical, domestique et technologique. Tous ne présentent pas le même niveau de danger, mais leur multiplication rend la surveillance environnementale plus complexe.
Certaines substances sont bien connues et réglementées. D’autres sont dites émergentes, car leurs effets à long terme sur les sols, les eaux, les organismes vivants ou la santé humaine sont encore étudiés.
Cette incertitude renforce l’importance des diagnostics environnementaux, de la prévention des rejets et de la traçabilité des activités à risque.
Pollution des sols : un risque souvent invisible
La pollution des sols n’est pas toujours visible. Un terrain peut paraître propre en surface tout en présentant une contamination sous une dalle, dans des remblais, au droit d’une ancienne cuve, autour d’un atelier, dans des gaz du sol ou à proximité de réseaux anciens.
Les traces visibles, comme les sols noirâtres, odeurs, déchets, fûts, hydrocarbures ou irisations, sont des indices importants, mais leur absence ne permet pas d’exclure une pollution.
C’est pourquoi un diagnostic pollution des sols repose sur l’historique du site, l’observation des installations, les sondages et les analyses en laboratoire.
Diagnostic pollution des sols phases 1 et 2
Le diagnostic pollution des sols phases 1 et 2 permet de rechercher les sources potentielles de pollution et de vérifier la présence éventuelle de polluants dans les sols.
La phase 1 comprend l’étude documentaire, l’analyse historique du site, la consultation des données disponibles et la visite de terrain. Elle permet d’identifier les activités passées, les installations sensibles, les cuves, réseaux, zones de stockage, ateliers ou remblais suspects.
La phase 2 comprend les investigations de terrain, sondages, prélèvements et analyses en laboratoire afin de confirmer ou non la présence de pollution.
Pourquoi réaliser un diagnostic environnemental avant vente ou travaux ?
Avant une vente, une acquisition, un changement d’usage, une réhabilitation ou un projet immobilier, le diagnostic pollution des sols permet d’anticiper les risques techniques, financiers et sanitaires.
Il permet notamment d’identifier les polluants présents, les sources de contamination, les zones à investiguer, les contraintes de gestion des terres et les éventuelles mesures de dépollution ou de confinement.
Cette démarche évite de découvrir trop tard une pollution lors des terrassements, de la démolition, de la construction ou de l’exploitation future du site.
Sommes-nous sur la bonne voie ?
Les progrès réglementaires, techniques et scientifiques sont réels. Les rejets sont mieux contrôlés, les filières de déchets sont plus encadrées, les sites industriels sont davantage surveillés et les diagnostics pollution des sols permettent de mieux connaître l’état environnemental des terrains.
Cependant, les pollutions historiques, les nouveaux polluants, les microplastiques, les métaux liés aux nouvelles technologies, les déchets mal recyclés et les anciennes activités industrielles restent des enjeux importants.
La bonne voie consiste donc à associer prévention, diagnostic, gestion des sources, traitement adapté, traçabilité des déchets et vigilance sur les usages futurs des sites.
ALCOR réalise des diagnostics pollution des sols phases 1 et 2 pour les ventes, achats, locations, permis de construire, réhabilitations, friches industrielles, anciens ateliers, garages, stations-service, terrains à bâtir et sites présentant un risque environnemental.








