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La pollution du sol et les cancers

Temps de lecture : 6 minutes

La pollution du sol et les cancers peuvent être liés lorsque des substances dangereuses présentes dans les sols exposent les personnes à des polluants cancérogènes ou suspectés de l’être. Cette exposition peut se produire par ingestion de poussières, contact cutané, inhalation de vapeurs, consommation de végétaux contaminés ou utilisation d’eaux souterraines impactées.

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Quels liens entre la pollution du sol et les cancers ?

La pollution des sols est un enjeu environnemental et sanitaire important. Certains polluants présents dans les terres peuvent présenter des risques pour la santé humaine, notamment lorsqu’ils sont toxiques, persistants, volatils ou capables de s’accumuler dans les organismes vivants.

Le lien entre pollution du sol et cancers dépend de plusieurs facteurs : la nature du polluant, sa concentration, la durée d’exposition, les voies d’exposition, la sensibilité des personnes concernées et l’usage du terrain.

Un sol pollué ne signifie pas automatiquement qu’un cancer va se déclarer. En revanche, une exposition répétée ou prolongée à certains contaminants peut augmenter le risque sanitaire, notamment lorsque les substances concernées sont reconnues ou suspectées comme cancérogènes.

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Les sources de pollution des sols et leurs effets sur la santé humaine

Les sources de pollution des sols sont nombreuses. Elles peuvent provenir d’activités industrielles, agricoles, artisanales, domestiques ou urbaines. Les anciennes activités peuvent également laisser des pollutions dans les sols longtemps après leur arrêt.

Les principales sources de pollution peuvent inclure les rejets industriels, les hydrocarbures, les solvants, les métaux lourds, les pesticides, les déchets enfouis, les eaux usées non traitées, les anciennes cuves, les activités minières ou encore les dépôts de matériaux contaminés.

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    Lorsqu’un polluant est présent dans le sol, il peut atteindre l’être humain par plusieurs voies : ingestion de terre ou de poussières, inhalation de vapeurs ou particules, contact avec la peau, consommation de végétaux cultivés sur un sol contaminé ou utilisation d’une eau souterraine polluée.

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    Pourquoi certaines populations sont plus sensibles ?

    Les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées ou les personnes fragilisées peuvent être plus sensibles à certains polluants. Les enfants sont notamment davantage exposés à l’ingestion involontaire de poussières ou de terre, en particulier dans les jardins, cours d’école, crèches ou espaces extérieurs.

    Les usages du terrain jouent également un rôle important. Un terrain utilisé comme jardin potager, aire de jeux, école ou habitation présente des enjeux différents d’un terrain à usage industriel ou technique.

    C’est pourquoi l’évaluation des risques doit toujours tenir compte des usages réels ou futurs du site, et pas uniquement de la présence d’un polluant dans le sol.

    Pollution du sol et cancers
    Pollution du sol et cancers
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    Comment les cancers peuvent être liés à la pollution des sols

    Certains polluants présents dans les sols peuvent être cancérogènes ou suspectés de l’être. Lorsqu’ils pénètrent dans l’organisme, ils peuvent provoquer des effets biologiques défavorables, notamment en cas d’exposition importante ou prolongée.

    Les contaminants peuvent être absorbés par les plantes, transférés vers les animaux, migrer vers les eaux souterraines ou se volatiliser sous forme de vapeurs. Ils peuvent ensuite atteindre les personnes par alimentation, eau, air intérieur ou contact direct avec les sols.

    Certains polluants organiques persistants, pesticides, solvants, hydrocarbures aromatiques polycycliques, PCB ou métaux lourds peuvent être associés à des effets sanitaires préoccupants. Le niveau de risque dépend toutefois de la substance, de la dose, de la durée d’exposition et des voies de transfert.

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    Contamination des eaux souterraines et exposition indirecte

    La pollution des sols peut entraîner une contamination des eaux souterraines. Cette situation est particulièrement sensible lorsque ces eaux sont utilisées pour l’arrosage, l’alimentation en eau, certains usages domestiques ou industriels.

    Une eau souterraine contaminée peut transférer certains polluants vers les cultures, les jardins ou les bâtiments. Les polluants volatils peuvent également migrer sous forme de vapeurs et atteindre l’air intérieur.

    Cette exposition indirecte explique pourquoi un diagnostic pollution des sols peut inclure, selon les cas, des analyses de sols, d’eaux souterraines ou de gaz du sol.

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    Quels sont les principaux polluants associés à un risque cancérogène ?

    Plusieurs familles de polluants peuvent être recherchées dans les sols lorsqu’un risque sanitaire est suspecté. Le choix des analyses dépend toujours de l’historique du site et des activités passées.

    Parmi les polluants pouvant présenter un enjeu sanitaire, on retrouve notamment :

    • les hydrocarbures aromatiques polycycliques ;
    • les solvants chlorés ;
    • certains pesticides ;
    • les PCB ;
    • certains métaux lourds, comme l’arsenic, le cadmium, le chrome ou le nickel selon leurs formes ;
    • certains composés organiques volatils ;
    • les poussières contaminées issues de remblais ou d’anciennes activités industrielles ;
    • certains polluants persistants selon l’historique du site.

    Ces substances ne présentent pas toutes le même niveau de danger. Leur impact dépend de leur concentration, de leur mobilité, de leur biodisponibilité et de la manière dont les personnes peuvent y être exposées.

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    Pollution atmosphérique, poussières et sols contaminés

    La pollution du sol peut aussi être liée à des dépôts atmosphériques anciens ou actuels. Les activités industrielles, le trafic, les combustions ou les anciennes émissions peuvent déposer des particules contaminées sur les terrains environnants.

    Lorsque les sols sont secs ou remaniés, des poussières contaminées peuvent être remises en suspension. Cette voie d’exposition peut concerner les chantiers, les jardins, les friches, les zones industrielles ou les terrains remblayés.

    La gestion des poussières est donc un point important lors de travaux sur un site potentiellement pollué.

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    Les mesures pour réduire la pollution des sols et protéger la santé

    La réduction des risques sanitaires liés à la pollution des sols repose d’abord sur l’identification des sources de contamination. Il est nécessaire de comprendre l’origine des polluants, leur localisation, leur concentration et les voies possibles d’exposition.

    La prévention consiste à limiter les rejets industriels, contrôler les stockages de produits dangereux, gérer correctement les déchets, surveiller les eaux usées, réduire l’usage excessif de produits chimiques agricoles et éviter les dépôts sauvages.

    Lorsque la pollution est déjà présente, des mesures de gestion peuvent être nécessaires : retrait de la source, excavation de terres contaminées, confinement, couverture propre, restriction d’usage, surveillance, traitement ou adaptation du projet.

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    Phytoremédiation et solutions biologiques

    Certaines techniques utilisent les végétaux pour contribuer à la gestion de pollutions spécifiques. La phytoremédiation consiste à utiliser des plantes capables d’absorber, stabiliser ou transformer certains contaminants.

    Cette approche peut être intéressante dans certains contextes, mais elle ne convient pas à toutes les pollutions et ne remplace pas systématiquement les techniques classiques de gestion des sols pollués.

    Son efficacité dépend du type de polluant, de la profondeur de contamination, du temps disponible, des concentrations présentes et des objectifs de réhabilitation.

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    Comment protéger les populations vulnérables ?

    Les populations vulnérables doivent faire l’objet d’une attention particulière lorsque des sols pollués sont suspectés. Les enfants peuvent être plus exposés dans les jardins, cours, écoles ou crèches, car ils sont plus souvent en contact avec le sol et les poussières.

    La protection passe par l’identification des zones à risque, la limitation des contacts directs avec les sols contaminés, la gestion des poussières, la surveillance des eaux, la vérification des potagers et la mise en place de mesures de précaution adaptées.

    Dans les lieux sensibles, comme les écoles, crèches, logements, jardins partagés ou établissements recevant du public, un diagnostic pollution des sols peut permettre de vérifier la compatibilité du terrain avec son usage.

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    Mesures simples de précaution en cas de doute

    En cas de doute sur la qualité d’un sol, certaines précautions peuvent être prises dans l’attente d’un diagnostic adapté :

    • éviter de laisser les enfants jouer sur une zone suspecte ;
    • limiter la production de poussières lors des travaux ;
    • ne pas consommer de légumes cultivés sur un sol suspect sans vérification ;
    • se laver les mains après contact avec la terre ;
    • éviter l’utilisation d’eau souterraine non contrôlée ;
    • recouvrir les sols nus lorsque cela est nécessaire ;
    • faire réaliser un diagnostic pollution des sols avant un usage sensible.
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    Le rôle du diagnostic pollution des sols

    Le diagnostic pollution des sols permet d’identifier les sources potentielles de contamination, de rechercher les polluants adaptés à l’historique du site et d’évaluer les risques éventuels pour les futurs usagers.

    Il peut comprendre une étude historique, une visite de site, des sondages, des prélèvements de terres, des analyses en laboratoire et une interprétation des résultats selon l’usage du terrain.

    Cette démarche est particulièrement utile avant une vente, une acquisition, une construction, un changement d’usage, la création d’un jardin, l’aménagement d’une école, d’une crèche ou d’un projet résidentiel sur un ancien terrain d’activité.

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    Quand faut-il rechercher une pollution des sols ?

    Une recherche de pollution peut être recommandée dans les situations suivantes :

    • ancienne activité industrielle, artisanale ou agricole ;
    • ancienne station-service, garage, pressing, imprimerie ou atelier ;
    • présence ou suspicion d’une cuve enterrée ;
    • terrain remblayé ou présence de déchets ;
    • projet de logements, crèche, école ou jardin ;
    • travaux avec terrassement ou évacuation de terres ;
    • odeurs, taches, poussières ou matériaux suspects ;
    • proximité d’un ancien site industriel ou d’une zone polluée connue.

    Le diagnostic permet de passer d’un simple doute à une évaluation technique fondée sur des constats et des résultats d’analyses.

    Pollution du sol et cancers : conclusion

    La pollution du sol peut être associée à une augmentation du risque sanitaire lorsque les personnes sont exposées à des substances toxiques, cancérogènes ou suspectées de l’être. Les risques dépendent du type de polluant, de sa concentration, de la durée d’exposition et des voies de contact.

    Les sols pollués peuvent exposer les personnes par ingestion de poussières, inhalation de vapeurs, contact cutané, consommation de végétaux contaminés ou utilisation d’eaux souterraines impactées.

    Le diagnostic pollution des sols permet de déterminer si un terrain est pollué, d’identifier les polluants présents et de définir les mesures adaptées pour réduire les risques. Vous pouvez nous consulter pour toute demande concernant les obligations, les situations nécessitant une étude ou le prix d’un diagnostic pollution des sols.

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