Le diagnostic pollution des sols phases 1 et 2 permet d’identifier les sources potentielles de contamination d’un terrain, puis de vérifier par sondages et analyses si des polluants sont effectivement présents dans les sols. Cette démarche est essentielle avant une vente, une acquisition, un projet immobilier, une cessation d’activité ou un changement d’usage.
Diagnostic pollution des sols phases 1 et 2 : principe général
La pollution des sols est un enjeu environnemental important. Elle peut provenir d’activités industrielles, artisanales, agricoles, commerciales, urbaines ou d’anciens usages du terrain. Les polluants les plus fréquents peuvent être les hydrocarbures, métaux lourds, solvants, composés organiques volatils, pesticides, HAP, BTEX ou déchets enfouis.
Le diagnostic pollution des sols est généralement structuré en deux grandes étapes. La phase 1 consiste à analyser l’historique du site et à identifier les sources potentielles de pollution. La phase 2 consiste à vérifier sur le terrain, par sondages et analyses en laboratoire, si une pollution est réellement présente.
Cette approche progressive permet de ne pas réaliser des sondages au hasard. Les investigations de terrain sont orientées par l’étude historique, les observations de site et les zones potentiellement à risque.
Les principes de base du diagnostic pollution des sols phases 1 et 2
Le diagnostic pollution des sols repose sur une logique simple : comprendre le passé du terrain, repérer les sources possibles de pollution, puis vérifier l’état réel des sols lorsque le contexte le justifie.
Les principaux polluants recherchés dépendent toujours de l’historique du site. Un ancien garage, une station-service, une imprimerie, un pressing, une friche industrielle, un terrain agricole ou une parcelle avec cuve enterrée ne présentent pas les mêmes risques.
Le diagnostic commence donc par le recueil d’informations sur le site : anciennes activités, plans, photographies aériennes, archives, bases de données, bâtiments existants ou démolis, réseaux, cuves, fosses, remblais, déchets ou zones de stockage.
Lorsque des sources potentielles de contamination sont identifiées, une phase d’investigations peut être engagée afin de prélever des échantillons de sols et de les analyser en laboratoire. Les résultats permettent ensuite d’évaluer les risques et les éventuelles mesures à prévoir.
Pourquoi rechercher une pollution des sols ?
La pollution des sols peut avoir des conséquences sur la santé humaine, l’environnement, les eaux souterraines, les cultures, les bâtiments et les projets immobiliers. Elle peut également entraîner des coûts importants en cas de découverte tardive lors de travaux.
Un diagnostic pollution des sols permet notamment de :
- lever un doute sur l’état environnemental d’un terrain ;
- identifier les anciennes activités potentiellement polluantes ;
- cibler les zones à risque avant sondages ;
- rechercher les polluants adaptés à l’historique du site ;
- anticiper les contraintes liées aux terres excavées ;
- sécuriser une vente, une acquisition ou un projet immobilier ;
- évaluer la compatibilité du terrain avec un usage futur ;
- limiter les risques de vice caché ou de découverte tardive de pollution.

Phase 1 du diagnostic pollution des sols : étude historique et documentaire
La phase 1 du diagnostic pollution des sols consiste à recueillir et analyser toutes les informations disponibles sur le site. Elle permet d’identifier les sources potentielles de contamination avant de décider si des sondages de sols sont nécessaires.
Cette étape est essentielle, car elle permet de comprendre l’évolution du terrain dans le temps. Une pollution peut provenir d’une activité ancienne qui n’est plus visible aujourd’hui : ancien atelier, cuve déposée, bâtiment démoli, aire de lavage, zone de stockage, dépôt de déchets ou remblai ancien.
La phase 1 permet donc d’établir un premier état des lieux environnemental du site et d’orienter les investigations futures.
Informations recherchées en phase 1
La phase 1 peut comprendre l’analyse de nombreux éléments documentaires et historiques :
- photographies aériennes anciennes ;
- plans cadastraux et plans de bâtiments ;
- archives d’activités industrielles, artisanales ou commerciales ;
- bases de données environnementales ;
- présence d’anciennes installations classées ;
- historique des bâtiments construits ou démolis ;
- présence ou suspicion de cuves enterrées ;
- zones de stockage de produits chimiques ou d’hydrocarbures ;
- anciens réseaux, fosses, regards, caniveaux ou séparateurs ;
- présence de remblais, déchets ou matériaux d’origine inconnue.
Cette recherche permet d’identifier les zones où une pollution est possible et les familles de polluants à rechercher en priorité.
Visite de site et inspection visuelle
La phase 1 comprend généralement une visite du site. Cette visite permet de vérifier l’état actuel du terrain et d’observer les indices visibles de pollution ou d’anciennes activités à risque.
Les éléments observés peuvent être des taches au sol, odeurs d’hydrocarbures, déchets, remblais hétérogènes, dalles dégradées, cuves, fosses, regards, anciennes zones de stockage, caniveaux, réseaux ou traces de brûlage.
Une inspection visuelle ne suffit toutefois pas à conclure à l’absence de pollution. Certaines contaminations sont invisibles en surface. C’est pourquoi la phase 2 peut être nécessaire lorsque la phase 1 identifie des risques.
Objectif de la phase 1
L’objectif de la phase 1 n’est pas de mesurer directement les concentrations de polluants dans le sol. Son rôle est d’identifier les sources potentielles de pollution et de déterminer si des investigations complémentaires sont nécessaires.
À l’issue de cette étape, le rapport peut proposer un programme de phase 2 avec les zones à sonder, les profondeurs à atteindre, les polluants à rechercher et les contraintes particulières à prendre en compte.
Une phase 1 correctement réalisée évite les sondages mal positionnés et permet d’adapter les analyses au véritable historique du terrain.

Phase 2 du diagnostic pollution des sols : sondages et analyses
La phase 2 du diagnostic pollution des sols correspond aux investigations de terrain. Elle permet de vérifier si les sources potentielles identifiées en phase 1 ont réellement contaminé les sols.
Cette phase comprend généralement la réalisation de sondages, le prélèvement d’échantillons de sols, leur envoi en laboratoire et l’interprétation des résultats d’analyses.
Les sondages sont positionnés dans les zones les plus pertinentes : ancienne cuve, aire de lavage, atelier, zone de stockage, fosse, remblai, bâtiment démoli, point bas du terrain, ancien réseau ou emplacement suspecté de rejet.
Évaluation qualitative et quantitative des risques
La phase 2 permet d’obtenir des données mesurées sur la qualité des sols. Les analyses permettent d’identifier les contaminants présents et d’en déterminer les concentrations.
L’évaluation qualitative consiste à comprendre la nature de la pollution : type de polluant, localisation, profondeur, origine probable et cohérence avec l’historique du site.
L’évaluation quantitative consiste à mesurer les concentrations et à apprécier leur importance au regard du contexte du site, de son usage actuel ou futur, des voies d’exposition possibles et des objectifs du projet.
Choix des points de sondage
Le nombre et l’emplacement des sondages doivent être adaptés au site. Ils dépendent de la surface du terrain, de l’historique, des sources potentielles de pollution, des contraintes d’accès et de l’objectif de l’étude.
Un diagnostic trop limité, avec un nombre de sondages insuffisant, peut ne pas permettre de lever correctement le doute. À l’inverse, des sondages ciblés sur les bonnes zones apportent une information plus fiable et exploitable.
Les profondeurs de prélèvement doivent également être adaptées. Certaines pollutions peuvent être superficielles, tandis que d’autres peuvent migrer plus profondément, notamment en présence d’hydrocarbures, solvants ou réseaux enterrés.
Polluants recherchés en phase 2
Les polluants recherchés en phase 2 doivent être cohérents avec les activités passées du site. Le programme d’analyses ne doit pas être standardisé sans tenir compte de l’historique.
Les familles de polluants fréquemment recherchées peuvent comprendre :
- les hydrocarbures totaux ;
- les hydrocarbures aromatiques polycycliques ;
- les BTEX ;
- les solvants chlorés ;
- les composés organiques volatils ;
- les métaux lourds ;
- les PCB ;
- les cyanures ;
- les pesticides ;
- les paramètres nécessaires à la gestion des terres excavées.
Les méthodes d’analyse utilisées pour le diagnostic des sols
Les analyses utilisées dans le diagnostic des sols permettent d’identifier et de quantifier les polluants présents dans les échantillons. Elles sont réalisées par des laboratoires spécialisés selon les paramètres recherchés.
Plusieurs méthodes analytiques peuvent être utilisées selon les substances à détecter. L’objectif est d’obtenir des résultats fiables, interprétables et adaptés au contexte du site.
Chromatographie et analyses des composés organiques
La chromatographie est une technique d’analyse utilisée pour séparer et identifier certains composés chimiques présents dans un échantillon.
Elle peut notamment être utilisée pour rechercher des hydrocarbures, solvants, composés organiques volatils, pesticides ou autres substances organiques. Selon les paramètres étudiés, elle peut être associée à d’autres techniques analytiques, comme la spectrométrie de masse.
Spectrométrie, fluorescence X et métaux lourds
Certains outils peuvent être utilisés pour identifier ou quantifier les métaux présents dans les sols. La fluorescence X peut notamment permettre d’obtenir des indications sur la présence de certains éléments métalliques.
Les analyses en laboratoire restent toutefois indispensables pour obtenir des résultats exploitables dans le cadre d’un diagnostic pollution des sols. Elles permettent de confirmer les concentrations et d’interpréter les résultats avec une fiabilité adaptée.
Interprétation des résultats d’analyses
Les résultats d’analyses ne doivent pas être lus isolément. Ils doivent être interprétés en fonction de l’historique du site, de la profondeur des échantillons, du type de sol, des usages actuels ou futurs et des voies d’exposition possibles.
Un terrain destiné à un usage industriel ne présente pas les mêmes enjeux qu’un terrain destiné à des logements, une crèche, une école, un jardin ou un établissement recevant du public.
L’interprétation permet de déterminer si les concentrations observées nécessitent des investigations complémentaires, des mesures de gestion, une surveillance ou des précautions particulières lors des travaux.
Mesures correctives en cas de pollution des sols diagnostiquée
Lorsqu’une pollution des sols est identifiée à l’issue des phases 1 et 2, des mesures correctives peuvent être nécessaires pour limiter les risques pour la santé humaine, l’environnement ou le projet envisagé.
Ces mesures dépendent de la nature de la pollution, de son extension, de sa profondeur, des volumes concernés, des voies de transfert et de l’usage futur du site.
Il ne s’agit pas toujours de dépolluer totalement un terrain. Dans certains cas, des mesures de gestion adaptées peuvent suffire à rendre le site compatible avec l’usage prévu.
Identifier et supprimer les sources de pollution
La première mesure consiste à identifier les sources responsables de la contamination afin d’empêcher toute aggravation. Il peut s’agir d’une cuve fuyarde, d’un stockage dégradé, de déchets enfouis, d’un réseau contaminé, d’une fosse, d’un séparateur ou d’une ancienne zone de rejet.
Lorsque la source est encore active, elle doit être supprimée ou sécurisée. Cette étape est essentielle pour éviter que la pollution ne continue à se propager dans les sols ou vers les eaux souterraines.
Gestion, traitement ou évacuation des terres polluées
Lorsque les terres sont contaminées, plusieurs solutions peuvent être envisagées : excavation, tri, évacuation vers une filière adaptée, traitement sur site, traitement hors site, confinement ou maintien sous conditions.
Le choix de la solution dépend des concentrations mesurées, de la nature des polluants, du volume de terres concerné, des contraintes de chantier et de l’usage futur du site.
Lors de travaux, la gestion des terres excavées doit être anticipée. Une pollution découverte tardivement peut entraîner des arrêts de chantier et des coûts importants.
Restauration et compatibilité avec l’usage futur
La restauration d’un site pollué vise à rendre le terrain compatible avec son usage futur. Les exigences ne sont pas les mêmes pour un usage industriel, résidentiel, scolaire, agricole, paysager ou commercial.
Les mesures peuvent inclure une dépollution, une couverture propre, une restriction d’usage, un confinement, une surveillance, une ventilation des bâtiments ou une adaptation du projet.
L’objectif est de maîtriser les risques de manière proportionnée, en tenant compte de l’état réel du site et des usages envisagés.

Quand réaliser un diagnostic pollution des sols phases 1 et 2 ?
Un diagnostic pollution des sols phases 1 et 2 peut être recommandé dès qu’un doute existe sur l’état environnemental d’un terrain. Il est particulièrement utile avant toute décision engageante.
Les situations les plus fréquentes sont notamment :
- vente ou acquisition d’un ancien site industriel ou artisanal ;
- projet immobilier sur une friche ou un terrain remanié ;
- présence ou suspicion d’une ancienne cuve enterrée ;
- ancienne station-service, garage, pressing, imprimerie ou atelier ;
- cessation d’activité industrielle ou ICPE ;
- changement d’usage vers habitation, école, crèche ou jardin ;
- terrain avec remblais ou déchets d’origine inconnue ;
- travaux nécessitant l’excavation ou l’évacuation de terres ;
- demande d’un acquéreur, notaire, banque ou maître d’ouvrage ;
- plainte, suspicion de pollution ou découverte d’indices anormaux.
Prix d’un diagnostic pollution des sols phases 1 et 2
Le coût d’un diagnostic pollution des sols dépend du contexte du site, de sa surface, de son historique, du nombre de zones à investiguer, du nombre de sondages, de la profondeur des prélèvements et du programme d’analyses en laboratoire.
Une phase 1 seule peut suffire lorsqu’elle permet de conclure à un risque faible ou lorsqu’elle constitue une première étape documentaire. En revanche, une phase 2 devient nécessaire lorsque des sources potentielles de pollution sont identifiées ou lorsque le projet impose une vérification par analyses.
Vous pouvez nous consulter pour toute demande de prix concernant un diagnostic pollution des sols adapté à votre terrain et à votre projet.
Conclusion sur le diagnostic pollution des sols phases 1 et 2
Le diagnostic pollution des sols phases 1 et 2 est une démarche essentielle pour identifier les sources potentielles de contamination, vérifier l’état réel d’un terrain et évaluer les risques pour la santé humaine, l’environnement et les projets immobiliers.
La phase 1 permet d’analyser l’historique du site, de repérer les activités à risque et de déterminer si une investigation complémentaire est nécessaire. La phase 2 permet de réaliser des sondages, prélèvements et analyses afin d’identifier les polluants présents et leurs concentrations.
Les résultats obtenus permettent ensuite de prendre les mesures adaptées : absence de suite particulière, investigations complémentaires, gestion des terres, surveillance, mesures de précaution ou traitement de la pollution.
Avant une vente, une acquisition, une construction, une cessation d’activité ou un changement d’usage, cette démarche permet de sécuriser la décision et d’éviter la découverte tardive d’une pollution pouvant générer des coûts importants.






