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Sources de pollution intérieure maison COV

Temps de lecture : 4 minutes

Sources de pollution intérieure dans une maison d’habitation : COV et remontées de gaz du sol

Les sources de pollution intérieure dans une maison d’habitation peuvent provenir de matériaux, produits d’usage courant, systèmes de chauffage, défauts de ventilation, mais aussi du sol situé sous le bâtiment. Dans certains cas, des COV, ou composés organiques volatils, peuvent migrer depuis des sols pollués vers l’air intérieur des locaux.

Sources de pollution intérieure maison habitation COV

Les COV : composés organiques volatils

Les COV, ou composés organiques volatils, sont des substances chimiques qui peuvent se volatiliser facilement dans l’air. Ils sont constitués principalement de carbone et d’hydrogène, mais peuvent également contenir des hétéroatomes, c’est-à-dire d’autres éléments chimiques présents dans un composé organique.

Dans une habitation, les COV peuvent provenir de peintures, colles, solvants, produits d’entretien, matériaux de construction, revêtements, meubles, carburants, hydrocarbures ou anciennes pollutions présentes dans les sols.

Lorsque le bâtiment est construit sur un ancien site industriel, un ancien garage, une ancienne station-service, un terrain remblayé ou un site ayant accueilli des produits chimiques, les COV peuvent aussi provenir du sous-sol.

Pollution intérieure et anciens sites industriels

Les sources de COV peuvent se situer sous les bâtiments construits sur d’anciens sites industriels, artisanaux ou commerciaux pollués par des hydrocarbures, solvants, carburants, produits chlorés, peintures, dégraissants ou autres polluants volatils.

Avec l’extension des villes vers les périphéries, certains anciens terrains industriels ont été reconvertis en logements, écoles, crèches, bureaux, parkings, espaces de loisirs ou jardins privatifs.

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    Ces reconversions ne posent pas nécessairement problème si les pollutions ont été correctement identifiées et gérées. En revanche, lorsqu’une pollution résiduelle demeure dans les sols ou les eaux souterraines, des transferts vers les bâtiments peuvent être possibles.

    Pourquoi les COV peuvent affecter l’air intérieur ?

    Certains polluants présents dans les sols ou les eaux souterraines sont volatils. Ils peuvent se transformer en gaz et migrer progressivement dans les pores du sol, les remblais, les fissures, les réseaux enterrés, les caves, les vides sanitaires ou les sous-sols.

    Les planchers des bâtiments ne sont pas toujours parfaitement étanches. Des vapeurs peuvent alors pénétrer dans les locaux par les fissures de dalle, les passages de réseaux, les joints, les gaines techniques, les regards, les caves ou les vides sanitaires insuffisamment ventilés.

    Lorsque ces vapeurs s’accumulent dans des locaux fermés ou mal ventilés, elles peuvent contribuer à une pollution intérieure et présenter un enjeu sanitaire pour les occupants.

    Pollutions métalliques et pollutions volatiles : deux situations différentes

    Toutes les pollutions ne se comportent pas de la même manière. Les pollutions métalliques, par exemple, restent généralement fixées dans les sols. Si elles sont recouvertes par un enrobé, une dalle béton ou une couche de matériaux propres, le contact direct avec les occupants peut être fortement limité.

    Le risque dépend alors principalement des possibilités de contact avec la terre polluée, notamment pour les jeunes enfants qui jouent au sol ou portent les mains à la bouche.

    Les COV posent une problématique différente, car ils peuvent migrer sous forme gazeuse. Même en présence d’une dalle ou d’un bâtiment, une voie de transfert vers l’air intérieur peut exister si les mesures de gestion ne sont pas adaptées.

    Remontées de gaz du sol vers les habitations

    Les remontées de gaz du sol constituent un enjeu important dans l’évaluation des sites pollués reconvertis en logements ou bâtiments recevant du public.

    Les vapeurs de COV peuvent provenir d’une pollution résiduelle située sous le bâtiment, à proximité des fondations, au droit d’une ancienne cuve, d’un ancien atelier, d’un ancien stockage de solvants, d’un ancien réseau enterré ou d’une nappe souterraine impactée.

    Ce phénomène impose d’analyser les possibilités de transfert entre la source de pollution, les sols, les ouvrages enterrés et les locaux occupés.

    Ventilation, vide sanitaire et réduction des risques

    Lorsqu’un vide sanitaire est présent sous une habitation, sa ventilation peut jouer un rôle important. Un vide sanitaire correctement ventilé peut contribuer à évacuer les gaz du sol et à limiter leur transfert vers les pièces habitées.

    À l’inverse, un sous-sol, une cave ou un vide sanitaire mal ventilé peut favoriser l’accumulation de vapeurs, notamment si une pollution volatile est présente sous ou à proximité du bâtiment.

    La gestion du risque repose donc sur l’analyse des voies de transfert, de la ventilation, de l’étanchéité de la dalle, de la configuration du bâtiment et de l’usage futur ou actuel des locaux.

    Réaménagement d’anciens sites pollués

    Lorsqu’un ancien site industriel est réaménagé, plusieurs situations peuvent se présenter. Les terres polluées peuvent être excavées, confinées, recouvertes par des matériaux propres ou isolées par des aménagements adaptés.

    Dans certains cas, une couche de matériaux sains est déposée avant la construction. Dans d’autres cas, les pollutions résiduelles restent en place, mais les voies de contact ou de transfert doivent alors être maîtrisées.

    L’analyse des possibilités de contact avec les pollutions passées constitue le principe essentiel de la gestion des risques selon l’usage futur du site.

    Sources possibles de pollution intérieure dans une habitation

    Dans une maison ou un bâtiment, les sources de pollution intérieure peuvent être multiples. Les COV peuvent provenir des produits de bricolage, des peintures, colles, vernis, solvants, produits ménagers, désodorisants, meubles neufs, revêtements de sol ou matériaux de construction.

    Ils peuvent également provenir d’une source extérieure ou souterraine : ancienne cuve à hydrocarbures, ancienne activité industrielle, garage, station-service, atelier de peinture, pressing, dépôt de solvants, remblais pollués ou eaux souterraines contaminées.

    L’origine des COV doit donc être recherchée avec méthode afin de distinguer une source intérieure classique d’une source liée au sous-sol ou à l’historique du terrain.

    Mesures des COV dans les habitations, écoles et crèches

    ALCOR réalise des mesures de COV au sein des habitations, écoles, crèches et bâtiments sensibles, notamment lorsque le contexte du site laisse supposer une pollution potentielle du sous-sol.

    Les mesures peuvent être réalisées par percement de la dalle sous forme de micro-sondages d’environ 8 millimètres de diamètre seulement. Cette méthode permet d’accéder aux gaz du sol sous dalle avec une intervention légère, limitée et sans dégradation significative.

    Ces investigations permettent de vérifier la présence éventuelle de composés organiques volatils sous le bâtiment et d’orienter, si nécessaire, les mesures de gestion ou investigations complémentaires.

    Micro-sondages sous dalle et diagnostic pollution du sol

    Les micro-sondages sous dalle permettent de rechercher des gaz du sol sans engager de travaux lourds. Ils peuvent être réalisés dans des logements, locaux professionnels, établissements scolaires ou bâtiments recevant du public lorsque l’historique du site le justifie.

    Cette approche est particulièrement utile dans le cadre d’une ancienne activité industrielle, d’une pollution suspectée par hydrocarbures ou solvants, d’un changement d’usage ou d’un projet immobilier sur ancien site pollué.

    Vous pouvez consulter notre page principale consacrée au diagnostic de la pollution du sol.

    Prévention et gestion des risques sanitaires

    La préservation de la santé humaine et de l’environnement impose d’identifier les sources de pollution, les voies de transfert et les usages sensibles. Les enfants, les occupants permanents, les établissements scolaires, les crèches et les habitations sont des situations nécessitant une attention particulière.

    Les progrès réalisés en matière de réglementation, de surveillance environnementale, de gestion des déchets et de maîtrise des installations industrielles ont permis de réduire les émissions polluantes actuelles.

    Cependant, les anciennes pollutions peuvent subsister dans les sols, les remblais ou les eaux souterraines. C’est pourquoi l’étude des sites passés et des usages futurs reste indispensable.

    Diagnostic des COV et qualité de l’air intérieur

    ALCOR réalise des diagnostics liés aux COV, aux gaz du sol et aux sources de pollution intérieure dans les habitations, écoles, crèches, bâtiments professionnels, anciens sites industriels et terrains concernés par un risque de pollution des sols.