Pollution hydrocarbures

Les solvants aromatiques et principalement le benzène ont été utilisés dans de nombreux secteurs au début du XIXe siècle.

Le benzène et les solvants contenant plus de 0,1 % en poids sont interdits d’utilisation en tant que diluant ou dissolvant car cancérogènes.

La source première de production des hydrocarbures aromatiques est le raffinage du pétrole.
On produit ces composés par distillation des goudrons de houille, mais ce procédé disparaît.
Par ailleurs on retrouve des composés dans des végétaux odorants (d’où le terme aromatique) tels que le thym, la menthe, le pin ou l’eucalyptus.

La moitié des solvants aromatiques étaient utilisés jusqu’en 2005 dans les peintures, les vernis et les encres, l’autre moitié principalement dans la formulation de produits agrochimiques et détergents.

Les hydrocarbures aromatiques sont liquides et volatils à température ambiante. Ils sont souvent incolores, d’odeur agréable et perceptible à des concentrations dans l’atmosphère variant entre 1 ppm3 (xylènes) et 12 ppm (benzène). Par contre ils sont peu solubles dans l’eau, mais miscibles à la plupart des solvants organiques et huiles minérales, végétales ou animales.
Ils sont tous facilement inflammables. C’est le cas du benzène ou du toluène. Ils peuvent en sus accumuler des charges électrostatiques lors de leur manipulation.

 

Risques et danger :

Les solvants présentent des caractéristiques communes plus ou moins marquées selon la substance et en même temps des propriétés toxicologiques propres à chaque produit.

Les effets communs incluent une irritation principalement de la peau et des muqueuses (oculaire et respiratoire) en cas d’exposition unique ou répétée, des troubles neurologiques aigus (somnolence, ébriété, céphalée, vertige, coma…) en cas d’exposition à des concentrations élevées, et surtout une atteinte neurologique plus progressive en relation avec des expositions répétées. Cette encéphalopathie se traduit notamment par des troubles de la mémoire et du comportement d’aggravation progressive tant que l’exposition persiste.

Le benzène doit être mis à part du fait de sa toxicité spécifique importante pour les cellules sanguines, il peut entraîner des réductions du nombre de globules rouges, blancs ou de plaquettes ainsi que des leucémies pour des expositions répétées même à faible dose.

Certains hydrocarbures aromatiques, dont le toluène, provoquent des lésions de cellules auditives et peuvent entraîner des troubles de l’audition ; ceux-ci seront aggravés par l’exposition concomitante au bruit.

L’exposition des salariés aux hydrocarbures aromatiques, dans le cadre de leur activité professionnelle, peut provoquer des maladies reconnues et indemnisées par le régime général d’assurance maladie.

Reconnaître le risque :
En première approche, les dangers intrinsèques des hydrocarbures aromatiques seront identifiés par leur étiquetage. Depuis le 20 janvier 2009, un nouveau dispositif de classification et d’étiquetage est entré en vigueur (http://www.inrs.fr/accueil/risques/chimiques/classification-produits/nouvelle-classification.html). II s’agit du règlement européen CLP (Classification, Labelling and Packaging).

Risque pour l’environnement :
Les hydrocarbures aromatiques, comme tous les solvants pétroliers, sont tous des composés organiques volatils (COV). Leur vaporisation dans l’atmosphère contribue à la production d’ozone dans la troposphère4 par réaction photochimique, augmentant ainsi les risques pour les personnes asthmatiques ou souffrant d’insuffisance respiratoire. En cas de rejet dans un milieu aquatique, une faible partie se dissoudra dans l’eau, le reste surnageant à la surface. Leur biodégradabilité est faible et les hydrocarbures aromatiques sont toxiques pour les organismes aquatiques.

Pour les substances, les deux systèmes – le système de classification et d’étiquetage préexistant et le règlement CLP, ont coexisté jusqu’au 1er décembre 2010. Il en est de même pour les mélanges, anciennement appelés préparations. Les deux systèmes cohabiteront jusqu’au 1er juin 2015.

Dans de nombreux cas, les indications portées par l’étiquette ne sont pas suffisantes et il est important de connaître plus précisément la composition du mélange.
 

Voir aussi le site l’info expoprotextion

 

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