L’Eco-ptz contribue efficacement au développement du solaire thermique (7 593 chauffe-eaux solaires), mais également à celui de la filière bois-énergie.
L’Eco ptz entend promouvoir les énergies renouvelables et les technologies vertes, pour autant, même bénéficiant d’un crédit d’impôt à hauteur de 50% et souvent de subventions ou aides locales, les chauffe‐eaux solaires, pénalisés par un taux de retour sur investissement faible ne sont présents que dans 5% des actions.
 
Les signes de qualité : des compétences certifiées par la délivrance de la marque “Eco-Artisan®” de la CAPEB et “Les PRO de la performance énergétique®” de la FFB ou l’énergie des artisans au service au service de la formation professionnelle…
L’enjeu de la réhabilitation thermique des logements introduit par les lois Grenelle et l’Eco‐ptz consiste en une logique de bouquets de travaux qui oblige les artisans à raisonner “offre globale” et à “penser collectif” et plus seulement à vendre des travaux. Pour modeler leur offre sur l’éco‐ptz et être en capacité de proposer des “packs rénovation énergétique”, les artisans doivent jouer le jeu de la formation professionnelle.
Pour mettre leurs adhérents en mesure de répondre à ces défis, les organisations professionnelles ont mis en place différents processus. Ainsi, la Fédération Française du Bâtiment a été à l’initiative de la création du club “Bâtir avec l’environnement”. Du coté de la CAPEB on fait état de la délivrance de la marque ECO Artisan® pour les entreprises artisanales qui se sont engagées sur la voie de la formation.
L’engouement des entreprises du bâtiment pour les formations aux économies d’énergie est variable selon les départements et explique vraisemblablement pour partie les disparités de taux de pénétration de l’éco‐prêt. Ainsi, pour la Région Pays de Loire (1ère région de France quant au volume d’émission de ptz vert), le cycle FEEBAT (formation aux économies d’énergie des entreprises et artisans du bâtiment) a été suivi par plus de 8 000 entreprises au cours des années 2008‐2009 pour l’un au moins un de ses 3 modules.
 

Statistiques des travaux réalisés

L’isolation thermique des toitures est, de loin, l’action la plus rentable en termes d’économies d’énergies.
Deuxième action en termes de fréquence, l’isolation de la toiture est la moins couteuse à mettre en place (4 847 € en moyenne) et la plus rentable économiquement (gain de performance de 20% à 30% et temps de retour de l’ordre d’1 à 2 ans). Rappel : cette action doit conduire à isoler la totalité de la toiture.

 
La géothermie alourdit la facture ! L’action “système de chauffage” génère les travaux les plus coûteux (10 449 € en moyenne). Encore faut‐il distinguer les chaudières à condensation dont le coût d’investissement est inférieur de moitié à la mise en place d’une PAC géothermale. Quant‐à l’isolation thermique des murs (rappel : isoler au moins 50% des parois en contact avec l’extérieur), cette action n’est présente que dans 12% des bouquets, et, compte tenu des montants moyens de travaux (7 514 €) encore s’agira t‐il le plus souvent d’isolation par l’intérieur, moins efficace contre les ponts thermiques.
 
Quelles incitations en faveur d’un habitat moins énergivore ?
Compte tenu des enjeux, un arsenal d’outils fiscaux et financiers constitue le dispositif d’incitation à l’amélioration de la performance énergétique du parc. Ces aides, parfois articulées ou cumulables, plus ou moins éco‐conditionnalisées, n’offrent pas toujours la vision d’une cohérence d’ensemble. Ainsi, peuvent être mobilisés pour le parc existant :
• la TVA à taux réduit pour les travaux d’amélioration portant sur des logements de plus de 2 ans ;
• le crédit d’impôt développement durable pour les logements achevés depuis plus de deux ans ;
• les subventions et éco‐subventions de l’ANAH (et prochainement l’aide de solidarité écologique –ASE) ;
• les prêts adossés au livret de développement durable ;
• les prêts amélioration de la Caisse d’Allocation Familiale ;
• les certificats d’économie d’énergie (CEE) ;
• les exonérations temporaires de taxe foncière, sur délibération communale ;
• l’imputation des travaux d’amélioration sur les revenus fonciers (et report des déficits fonciers) ;
• les prêts amélioration d’Action logement, les diverses aides locales ;
• et l’Eco‐prêt à taux zéro ou “ptz vert”.
 
Source ANIL (Agence Nationale pour l’Information sur le Logement).
 

 

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