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Un nouveau réseau, baptisé RTD, vient de faire son apparition afin d’accompagner les entreprises du bâtiment dans leur démarche de retrait d’amiante. Explications.

Alors que la réglementation sur le désamiantage est amenée à se durcir dans les deux prochaines années, un nouveau réseau, baptisé RTD, vient de faire son apparition afin d’accompagner les entreprises du bâtiment dans leur démarche de retrait d’amiante.
 
D’ici à 2011-2012, la qualification sera obligatoire pour retirer des plaques d’amiante, qu’elles soient friables, non-friables, en milieu intérieur ou extérieur. Impossible, donc, pour les entreprises du bâtiment de laisser de côté cette problématique. Elles devront faire avec et surtout pour celles qui comptent proposer une offre globale : se former.

C’est à partir de ce constat qu’un nouveau réseau, Réseau Tempo Désamiantage (RTD), a été lancé en septembre 2010. Visant à aider les sociétés à créer ou maintenir une activité de retrait d’amiante en leur fournissant un ensemble d’outils et services (formation, accompagnement au certificat de qualification probatoire, prêt de matériel pour l’audit entreprise…), RTD compte déjà 12 adhérents dans ses rangs. Mais l’organisme a surtout vocation à soutenir les entreprises tout au long du processus d’obtention de la qualification. «Quand j’ai commencé à regarder le dossier pour l’obtention de la certification, je l’ai tout de suite refermé», raconte Michel Voisin, dirigeant de l’entreprise AML Menuiserie, située dans la Manche.

En effet, pour décrocher le fameux sésame, le parcours est fastidieux. Tout commence par la compréhension et la rédaction d’un mode opératoire amiante afin de décrocher un audit de recevabilité du dossier : «Nous avons une documentation pré-écrite et nous proposons de former les entreprises aux documents afin qu’ils se les approprient», indique Dominique Florio, PDG de la société Tempo et initiateur du réseau RTD.
Deuxième étape : l’audit entreprise avec une simulation avec matériel, avant de terminer par l’audit chantier qui est délivré à titre probatoire. Reste encore à passer, plus tard, l’audit de renouvellement du certificat de qualification probatoire. «Il faut souligner que 30% des entreprises ne parviennent pas à renouveler la qualification», confie Dominique Florio. Au total, le réseau RTD prévoit un contrat de partenariat de deux ans, avec une cotisation mensuelle de 800 euros HT ou 600 euros si l’entreprise fait partie d’une organisation professionnelle. «Nous avons une grande majorité de sociétés de 30 à 50 salariés. Pour faire partie de notre réseau, il faut être structuré», précise l’initiateur du réseau.

Au final, RTD espère avoir une cinquantaine d’entreprises adhérentes d’ici à fin 2011.

Réglementation :
Toute entreprise qui procède à des travaux de retrait ou de confinement de matériaux amiantés friables (matériaux ou produits susceptibles d’émettre des fibres d’amiante sous l’effet de chocs, de vibrations ou de mouvements d’air) ou «non friables présentant des risques particuliers» doit être titulaire d’un certificat de qualification. Les travaux de confinement et de retrait de «matériaux non friables contenant de l’amiante présentant des risques particuliers» sont définis par l’arrêté du 22 Février 2007 : ce sont tous les travaux sur des matériaux non friables, à l’exception de ceux réalisés en milieu extérieur. L’obtention de la qualification s’effectue auprès de l’un des 2 organismes certificateurs accrédités : Qualibat ou Afnor Certification. D’ici à 2011-2012, la réglementation devrait durcir et concerner l’amiante friable, non-friable, en milieu intérieur ou extérieur.

Source : INRS
 

 

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