Pollution de l'air : alerter les pouvoirs publics
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Qualité de l’air intérieur : un livre blanc pour alerter les pouvoirs publics
Dans un Livre Blanc intitulé « l’Air c’est la vie : un enjeu sanitaire majeur”, initié par la FFTB (Fédération Française des Tuiles et des Briques) et le GIE Briques de France, des experts issus du monde médical et du bâtiment, des élus et des représentants du milieu associatif tirent la sonnette d’alarme.
Ce document remis à l’Assemblée Nationale met en évidence la corrélation entre l’augmentation des maladies respiratoires (le nombre d’asthmatiques a doublé en 20 ans) et la présence d’humidité et de moisissures observées dans 40% des logements.
Du fait d’un fort potentiel allergénique, les moisissures sont responsables de pathologies infectieuses plus ou moins graves (troubles respiratoires, allergies, maladies de peaux, cancers….). On dénombre en France 30% de personnes allergiques. Le risque pour elles de développer une pathologie en rapport avec les moisissures est important selon le Pr Frédéric de BLAY (responsable d’une unité de pneumologie, d’allergologie et de pathologie respiratoire – Hôpitaux universitaires de Strasbourg).
D’autre part, les moisissures provoquent la biodégradation des matériaux de construction et de décoration. Selon le Président du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) Bertrand DELCAMBRE, ces micro-organismes puisent leur « alimentation » en nutriments, oligo-nutriments et vitamines, au sein même des matériaux.
« L’humidité permet la croissance fongique, en même temps qu’elle favorise la dégradation de certains matériaux, elle-même source de pollution. La lutte contre les moisissures repose sur une bonne conception du bâtiment en termes de chauffage, de ventilation et d’absence de ponts thermiques importants. » selon Raphaël Slama, Président de l’Association Qualitel.
Face à cette problématique de santé publique, des experts révèlent l’urgence d’évaluer l’impact sanitaire des matériaux sur la santé des citoyens et de se doter de moyens efficaces permettant d’apprécier la qualité de l’air dans les espaces clos. L’objectif est de mettre en place de véritables solutions pour limiter les risques fongiques et offrir des lieux de vie de meilleure qualité. Il faut bien sûr poursuivre les objectifs de performances énergétiques mais en les associant à des objectifs de qualité environnementale et sanitaire. Ce Livre Blanc fait le point sur l’état des connaissances dans le domaine sanitaire et propose des solutions pour améliorer la qualité de l’air intérieur.
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Mis à jour ( Mercredi, 11 Mai 2011 12:56 )




























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L’étiquette indiquera, de manière simple et lisible, le niveau d’émission de polluants volatils. Elle constituera pour le consommateur un nouveau critère de sélection en fonction de son usage : chambre pour les enfants, pièce de vie commune…
Une note allant de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions) et le schéma d’une maison contenant un nuage de polluants, permettront d’identifier rapidement la qualité du produit. « Pour la première fois, une étiquette va permettre d’informer les consommateurs, donc d’orienter leurs achats vers des produits moins nocifs pour la qualité de leur air intérieur. La publication de cet arrêté constitue un signal fort vis à vis des industriels, afin de les inciter à faire évoluer leur production vers une offre plus respectueuse de la santé »
Deux projets de décret, mis à la consultation du public jusqu’au 10 juin prochain, s’intéressent à la thématique de la qualité de l’air intérieur. L’un est relatif à sa surveillance dans certains ERP, l’autre porte sur les « valeurs-guides » pour les substances telles le formaldéhyde et le benzène.
Un Français sur trois a déjà ressenti une gêne attribuée à la qualité de l’air intérieur, révélait un sondage IFOP réalisé pour la Fédération française des tuiles et briques (FFTB) en juin 2008. Elle dévoilait également que ce thème était un sujet qui préoccupait très fortement les Français puisque près de 80% d’entre eux déclaraient être inquiets. Ainsi, à l’approche de la publication de deux décrets sur la qualité de l’air intérieur, le ministère de l’Ecologie a décidé de mettre en consultation publique les textes desdits décrets.
Le premier projet de décret prévoit, entre autres, « une surveillance obligatoire de la qualité de l’air intérieur pour le propriétaire ou l’exploitant de certains établissements recevant du public (ERP) lorsque la configuration des locaux ou la nature du public le justifie ». Cela reviendrait donc à « introduire dans le code de l’environnement les modifications réglementaires nécessaires à la mise en œuvre de cette surveillance obligatoire ».
Le second projet de décret est relatif aux valeurs-guides pour l’air intérieur pour le formaldéhyde et le benzène. Après avis de l’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail), et en conformité avec les valeurs-guides définies par l’Union européenne, elles devraient être obligatoirement introduites dans le code de l’environnement . Les deux premières valeurs concerneront le formaldéhyde – gaz incolore irritant pour ne nez et les voies respiratoires à certains seuils, et soupçonné d’être cancérogène – et le benzène – substance cancérogène aux effets hématologiques, issue de phénomènes de combustion.
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