PTZ+ : iI vous prête plus et mieux !
Le 1er Janvier 2011. le Prêt à Taux Zéro Plus a remplacé l'ancien PTZ. le Pass-Foncier® et le crédit d'impôt sur les Intérêts d'emprunt, dispositifs jugés "trop nombreux, trop coûteux et complexes". Le PTZ+ a été pensé pour faire de la France un pays de propriétaires...
Le gouvernement a donc décidé, à l'automne dernier, de mettre en place une grande réforme de l'accession à la propriété. Au centre de laquelle le PTZ+ tient la vedette !
A l'instar du PTZ précédent, le PTZ+ est destiné aux personnes qui acquièrent leur première résidence principale, dans le neuf ou dans l'ancien. Ku revanche, et contrairement au précédent dispositif, il n'est pas soumis à conditions de ressources. Pour information : sont considérés comme primo-accédants.les ménages n'ayant pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux dernières années.
Le montant du PTZ+
Le nouveau PTZ paraît beaucoup plus performant. En effet, avec la réforme, les montants du nouveau prêt à 0 % peuvent aller jusqu'à plus du double que ceux octroyés par le précédent !
Selon le courtier Empruntis.com pour l'achat d'un logement ancien dans le Var (norme énergétique A), nécessitant un emprunt de 300 000 euros, un couple avec deux enfants, affichant des revenus mensuels de 5 000 euros, pourrait bénéficier d'un PTZ+ de 49 600 euros (contre 24 750 euros avec l'ancien dispositif). A noter : la proportion de PTZ+ dans le financement ne peut excéder 50 %.
En phase avec le marché
Le PTZ+ est plus généreux dans les "zones tendues" en termes de logement. Autrement dit, les montants accordés sont plus importants dans les villes où les prix sont les plus élevés et où les besoins en nouveaux logements sont les plus urgents. Le territoire est ainsi découpé en trois zones : A. Bl. B2 et C.
Un PTZ+... comme plus vert !
Fidèle au Grenelle de l'environnement. ce nouveau Prêt à Taux Zéro se veut plus respectueux de l'environnement. Il est donc plus généreux avec les logements anciens affichant une bonne note énergétique, ainsi qu'avec les logements neufs BBC !
Plus de temps pour rembourser
C'est une modification importante du dispositif ! Pouïr bon nombre de candidats à l'achat, le ratio fatidique de 33 % est souvent atteint, rendant l'acquisition impossible... Aussi, en fonction des revenus du ménage, les délais de remboursement oscillent entre 5 et 30 ans. Une manière de favoriser les faibles revenus !
Attention : si vos revenus sont élevés, votre délai de remboursement, dans certains cas, peut aussi être très court. Le PTZ+ n'est peut-être pas adapté à votre situation : faites vos calculs !
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Mis à jour ( Jeudi, 17 Novembre 2011 08:47 )



























Commentaires
La confiance des ménages français dans la valeur pierre serait-elle en train de s'éroder ? S'il est encore un peu tôt pour être catégorique, force est de constater que l'indice de confiance immobilier, calculé par le groupe Logic-Immo et TNS SOFRES, est repassé dans le rouge en avril, à -0,9 point, contre +11,4 points en janvier. Mais dans le même temps, le nombre d'acquéreurs potentiels est passé 3 à 3,5 millions, et celui des vendeurs, de 1,5 à 2 millions. Du coup, le déséquilibre entre l'offre et la demande peine toujours à se réduire... Ce qui contribue à tirer les prix à la hausse dans les dans les zones les plus demandées. Ainsi, si la tension sur les prix s'avère moins vive en petite couronne parisienne, elle reste forte dans la capitale. « Seuls les secundo-accédants bénéficiant d'un apport important en raison de la vente de leur bien immobilier peuvent encore acheter dans Paris », constate Logic-Immo.
En outre, le moral des primo-accédants reste à plat. Et pour cause. Malgré la mise en place, en début d'année du prêt sans intérêt PTZ+, ils ont toujours du mal à concrétiser leurs projets en raison de la hausse des taux d'intérêt. Pour un emprunt sur vingt ans, ceux-ci sont passés de 3,22% en novembre 2010 à 3,74% en avril.
Enfin, selon le sondage Logic-Immo et TNS Sofres, 70% des futurs acquéreurs s'attendent à une dégradation de leur niveau de vie dans les années à venir, et 41 % estiment que les prix vont augmenter. S'il se confirme, le pessimisme des primo-accédants pourrait à terme peser sur les prix.
La «France de propriétaires», si chère à Nicolas Sarkozy, semble donc répondre favorablement à ce nouveau produit dont le coût devrait s’élever à 2,6 milliards d'euros pour l’Etat.
Comment expliquer ce succès ? Pour la ministre, «c’est un produit lisible et direct» et les règles d’attribution «sont très simples». En effet, le PTZ+ est un prêt dont les intérêts sont pris en charge par l'Etat, sans frais de dossier, pour l'achat d'une première résidence principale. Ensuite, le montant du prêt et les conditions de remboursement s’effectuent en fonction du niveau de revenu, la taille de la famille, la localisation géographique de la future habitation, son type (neuf ou ancien) et sa performance énergétique.
Les ménages modestes en retrait
Pourtant, ces résultats satisfaisants révèlent des disparités. Le PTZ+, qui devait jouer un rôle incitatif et solvabiliser les ménages modestes, semble très peu séduire cette couche de la population. Ainsi, les trois premières tranches ne représentent que 20% des bénéficiaires «mais 40% du coût total du PTZ+», tempère Nathalie Kosciusko Morizet dans Metro. Avant d’ajouter : «Les plus aisés représentent 40% des bénéficiaires mais seulement 10% du coût». Elle note également que plus de la moitié des bénéficiaires ont moins de 35 ans et 40% sont des familles avec au moins un enfant.
Pour rappel, la réforme du PTZ +, implique la fusion de trois mesures : le prêt à taux zéro (PTZ), le Pass Foncier et le crédit d’impôt permettant la déductibilité des intérêts d’emprunt. Jusqu’ici, ce dernier, pourtant annoncé comme mesure phare au début du mandat de Nicolas Sarkozy, n’était pas considéré comme une aide à l’achat, puisqu’il ne mettait pas de somme à disposition de l’acquéreur avant l’opération.
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