Diagnostic, rénovation énergétique et solutions

“L’énergie la moins chère est celle qu’on ne consomme pas” !
Les règles de priorité dans l’ordre des travaux sont peu respectées :
Par expérience, les techniciens savent que la rénovation des fenêtres ne constitue pas la priorité dans l’ordre des travaux, on leur préfère l’isolation de la toiture, puis des murs. L’inconfort thermique (sensation de parois froides), ou les écarts à la rationalité économique standard font que le remplacement d’ouvrants, même non rentable économiquement, reste cependant l’action la plus fréquemment mise en oeuvre (33% et 52 774 actions).
Le remplacement des ouvrants intervient le plus souvent combiné avec le chauffage (27%) et en combinaison avec l’isolation des murs et toiture (31%), selon le type de bouquet (2 ou 3 actions).
L’Eco ptz entend promouvoir les énergies renouvelables et les technologies vertes, pour autant, même bénéficiant d’un crédit d’impôt à hauteur de 50% et souvent de subventions ou aides locales, les chauffe‐eaux solaires, pénalisés par un taux de retour sur investissement faible ne sont présents que dans 5% des actions.
L’enjeu de la réhabilitation thermique des logements introduit par les lois Grenelle et l’Eco‐ptz consiste en une logique de bouquets de travaux qui oblige les artisans à raisonner “offre globale” et à “penser collectif” et plus seulement à vendre des travaux. Pour modeler leur offre sur l’éco‐ptz et être en capacité de proposer des “packs rénovation énergétique”, les artisans doivent jouer le jeu de la formation professionnelle.
Pour mettre leurs adhérents en mesure de répondre à ces défis, les organisations professionnelles ont mis en place différents processus. Ainsi, la Fédération Française du Bâtiment a été à l’initiative de la création du club “Bâtir avec l’environnement”. Du coté de la CAPEB on fait état de la délivrance de la marque ECO Artisan® pour les entreprises artisanales qui se sont engagées sur la voie de la formation.
L’engouement des entreprises du bâtiment pour les formations aux économies d’énergie est variable selon les départements et explique vraisemblablement pour partie les disparités de taux de pénétration de l’éco‐prêt. Ainsi, pour la Région Pays de Loire (1ère région de France quant au volume d’émission de ptz vert), le cycle FEEBAT (formation aux économies d’énergie des entreprises et artisans du bâtiment) a été suivi par plus de 8 000 entreprises au cours des années 2008‐2009 pour l’un au moins un de ses 3 modules.

L’isolation thermique des toitures est, de loin, l’action la plus rentable en termes d’économies d’énergies.
Deuxième action en termes de fréquence, l’isolation de la toiture est la moins couteuse à mettre en place (4 847 € en moyenne) et la plus rentable économiquement (gain de performance de 20% à 30% et temps de retour de l’ordre d’1 à 2 ans). Rappel : cette action doit conduire à isoler la totalité de la toiture.
Compte tenu des enjeux, un arsenal d’outils fiscaux et financiers constitue le dispositif d’incitation à l’amélioration de la performance énergétique du parc. Ces aides, parfois articulées ou cumulables, plus ou moins éco‐conditionnalisées, n’offrent pas toujours la vision d’une cohérence d’ensemble. Ainsi, peuvent être mobilisés pour le parc existant :
• la TVA à taux réduit pour les travaux d’amélioration portant sur des logements de plus de 2 ans ;
• le crédit d’impôt développement durable pour les logements achevés depuis plus de deux ans ;
• les subventions et éco‐subventions de l’ANAH (et prochainement l’aide de solidarité écologique –ASE) ;
• les prêts adossés au livret de développement durable ;
• les prêts amélioration de la Caisse d’Allocation Familiale ;
• les certificats d’économie d’énergie (CEE) ;
• les exonérations temporaires de taxe foncière, sur délibération communale ;
• l’imputation des travaux d’amélioration sur les revenus fonciers (et report des déficits fonciers) ;
• les prêts amélioration d’Action logement, les diverses aides locales ;
• et l’Eco‐prêt à taux zéro ou “ptz vert”.
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Mis à jour ( Mercredi, 11 Mai 2011 13:01 )


























Commentaires
Le commissaire en charge de l'Energie, Günther Oettinger, a exposé mercredi une stratégie en « deux temps » pour inciter les Etats à respecter leurs engagements. « Dans un premier temps, pendant les années 2012 et 2013, nous laissons les Etats agir avec des mesures volontaires. Mais si nous ne constatons aucun progrès significatif à la fin de l'exercice, alors nous mettrons en place en 2014 des mesures contraignantes », a-t-il expliqué. Avant d’ajouter : « Tout le monde doit être impliqué dans l'effort : les particuliers, les pouvoirs publics et les industriels ».
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